Le président de parti omnipotent

Grâce à l’effet dévolutif de la case de tête et à notre système de représentation à la proportionnelle, le nombre de mandat de chaque parti varie assez peu d’une élection à l’autre.

Ce sont les présidents de parti[1] qui déterminent l’ordre des candidats sur les listes électorales. Ce sont donc les présidents de parti qui désignent une grande partie de ceux qu’on croit élire. Puisque le fait de se trouver en position utile sur la liste, vous fait quasiment élire à coup sûr (sauf gros chamboulement, ce qui en Belgique arrive très rarement).  On comprend alors comment les fils de… arrivent à faire des résultats, indépendamment du nom qu’ils portent déjà ou de la culture (politique) dans laquelle ils ont baigné ! Il suffit que le président le décide et Hup, vous voilà en position favorable. Et entre copains, on peut se rendre des petits services. Et on comprend aussi que cela ôte l’envie à quiconque de s’opposer au président, sous peine de perdre son (éventuel petit) avantage…

De même, tous les ministres sont désignés par le chef du parti selon son strict bon vouloir. Pas besoin d’être élu, pas besoin d’avoir des compétences particulières, seul l’estime du chef de parti est nécessaire. Tel individu a fait sa carrière dans l’enseignement, peu importe il deviendra ministre de la défense pourvu que son président de parti le veuille ainsi. Curieux fonctionnement anti-démocratique pour un système censé gérer une démocratie.

[1] Parfois, ce sont les chefs de fédération comme au PS.